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Présentation

Il s’agit de l’extrait de l’article.

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Ce blog a pour objet de partager et communiquer autour de l’activité de correspondant local de presse. On y parlera technique également. Le correspondant local de presse est un maillon primordial de l’information quotidienne ou hebdomadaire locale. Je n’ai aucune prétention à l’exemplarité. Je parlerai de ma pratique en espérant que le dialogue s’instaure … A bientôt.

Un peu de photo. Les logiciels.

Une fois le reportage effectué, il faut trier, éventuellement retoucher et livrer les photos attendues par le journal. J’ai l’habitude de travailler à partir de fichier raw. Comme l’activité de correspondant ne brille pas par la hauteur de sa rémunération, il n’a jamais été question pour moi, même si je suis effectivement passionné de photo, d’investir dans une licence Photoshop. D’une part, je travaille désormais sous Linux (Ubuntu 14.04) et d’autre part, il existe parmi les logiciels libres, des outils suffisants. Depuis très longtemps, même lorsque j’étais sous Windows, j’ai constaté que l’équipe XnViewUfraw et Gimp faisait l’affaire. XnView pour le tri et la classement des clichés et le reste pour le traitement et d’éventuelles retouches. Je me sert également de XnView pour réduire les photos à un format standard pour le journal. En effet, les images générées par l’appareil photos sont souvent trop grandes (et longues à télécharger dans des conditions internets rudimentaires, genre, débit réduit en fin de forfait par exemple). Après quelques tâtonnements, j’envoie des images dont la plus grande dimension est de 1260 pixels, qui pèsent entre 1 et 2 Mo. Si l’image doit faire la une du journal (pas de panique, c’est arrivé deux fois seulement !), je monte à 2000 pixels dans la plus grande dimension. Avec XnView, on peut faire du traitement par lot et enregistrer des scripts. Les photos sont alors réduites en quelques dizaines de secondes et son prêtes à l’envoi. Pour la post-production, pas de retouche massive ! Une correction d’exposition (je fais le choix de légèrement sous-exposer à la prise de vue pour éviter de cramer les hautes lumières), un peu d’accentuation pour améliorer la netteté. Éventuellement une augmentation de la saturation, mais il faut faire attention. Le passage a l’impression sature déjà un peu par rapport à ce qu’on perçoit sur un écran alors, pas plus de 20 %.

Un peu de photo. La prise de vue …

La photographie, sauf quelques exceptions, est un peu le parent pauvre de l’activité de CLP. Pourtant, des photos informatives, bien exposées, nettes et, pourquoi pas, soigneusement composées ;  rendront l’article plus attrayant. Accessoirement, une bonne pratique photo génère à elle seule des commandes au CLP, ce qui n’est pas négligeable (oui, les photographes permanents du journal sont parfois indisponibles, alors …). Les grand photographes disent souvent que le matériel n’a pas beaucoup d’importance. Bon, ils se trimballent avec des Leica, des Canon ou Nikon hors de prix, on se demande pourquoi … En reportage, et le CLP doit assurer textes et photos, on n’a pas trop de temps à perdre et il importe de pouvoir compter sur un matériel fiable et réactif. On peut par exemple faire sans reflex, mais c’est un peu se compliquer la tâche. Le kit de base de la plupart des reporters photo compte un boîtier, un zoom grand angle et un zoom télé. Typiquement un 24-70 et un 70- 200. Avec ça, on se sort d’à peu près toute les situations.  Parfois, j’emporte un objectif macro, pour les événements type salon de la maquette par exemple. Enfin, je travaille aussi avec d’anciens objectifs manuel (type 50 mm ouvert à 1:1.2 de Nikon) pour le rendu que j’apprécie. On ne doit pas négliger cependant les 50 mm (pour les capteur 24×36) ou 35 mm (pour les capteurs APSC) qui on souvent l’avantage d’une grande ouverture pour un petit prix. Pour le flash, j’essaye au maximum de faire sans. Par contre, je l’utilise souvent si je dois photographier alors que le soleil est au zénith et que les ombres sont trop dures, pour équilibrer la lumière.

article

L’extrait ci-dessus montre, je crois, ce que peuvent apporter des photos soignées par rapport à des photos plus courantes. Le journaliste qui a monté la page a gardé les sept photos que j’ai proposé dans mon envoi, ce qui, du point de vue de la stricte info, n’était pas forcement justifié.